Institut Saint-Joseph Jambes » Historique

Historique

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L’Institut Saint-Joseph de Jambes d’aujourd’hui est le résultat de la fusion en 1996 de l’Institut Saint-Joseph et de l’Ecole professionnelle suite aux nouvelles normes d’existence d’un établissement imposées
par la Ministre Laurette Onkelinx.
Ces deux institutions scolaires secondaires ont été précédées par des écoles fondamentales, l’une créée
pour les filles par les Sœurs de la Providence, l’autre pour les garçons par les Frères des Ecoles
chrétiennes.

L’école professionnelle

A l’origine, une école primaire.

L’abbé Jean-Baptiste-Victor Kinet, curé de Jambes de 1815 à 1826, après un appel infructueux à la congrégation des Sœurs de Notre-Dame, demande à celle de la Providence de Portieux (France) d’ouvrir une école pour les filles dans sa paroisse. En 1822, c’est chose faite avec l’arrivée de deux religieuses ; mais les tracasseries et les menaces que fait peser sur elles le régime hollandais, les amenèrent à quitter la Belgique en entraînant la fermeture de cette première école. Celle de Jambes est la 2ème école en Belgique à être prise en charge par la Congrégation des Sœurs de la Providence de Portieux qui a été fondée par l’abbé Jean-Martin Moyë (1730-1793), béatifié en 1954. Frappé par l’abandon, dans la plupart des villages, des petites filles pauvres auxquelles personne n’apportait des connaissances religieuses et profanes, il décida à partir de 1762 d’envoyer des jeunes filles dans les paroisses rurales sans constituer véritablement une congrégation. Avec la Révolution française, des religieuses vont se regrouper dans deux centres, l’un près de Portieux dans les Vosges, l’autre à Insming puis à Saint-Jean-de Bassel (Moselle). Ces groupes formeront plus tard des congrégations distinctes. Au début du XIXe siècle, les Sœurs de la Providence vont progressivement s’institutionnaliser et être reconnues par les autorités ecclésiastiques et civiles.
La Congrégation des Sœurs de la Providence et de l’Immaculée Conception de Champion est héritière, mais aussi dissidente de celle fondée par l’abbé Moyë. Comme nous l’avons dit plus haut, des sœurs de Portieux fondèrent déjà des écoles dans le diocèse de Namur sous le régime hollandais, dont celle de Jambes. Pour les conseiller et leur venir en aide, l’abbé Kinet fut nommé délégué de l’Institut de la Providence pour le diocèse de Namur. Son projet était de créer un noviciat belge, mais tant des raisons politiques que des relations tendues avec son évêque retardèrent son projet qui ne verra le jour qu’en 1833 à Jodoigne. Ce noviciat fut transféré en 1834 à Harlue puis en 1836 à Champion. Les relations difficiles avec la maison-mère à Portieux amenèrent les évêques belges à décider en 1837 la séparation avec celle-ci et l’érection d’une nouvelle congrégation canoniquement instituée, soumise à la juridiction exclusive de l’Evêque de Namur. De quand date le retour des Sœurs de la Providence à Jambes ? Le 5 janvier 1836 ou 1837 selon des documents des Sœurs ; plus tôt comme le dit Paul Wynants qui reprend Jambes dans la liste des écoles de la Providence existant avant la révolution belge tout en précisant que celle de Jambes a été fermée de 1825 à 1830. Dans un autre ouvrage, le même auteur donne comme date 1834, précisant que l’école fut tenue en collaboration par des Soeurs de Portieux et de Champion, puis par ces dernières seules à partir de 1837. Comme on le voit, les avis divergent ! Par contre, en 1937, plusieurs manifestations marquèrent le centenaire de l’école.
Elle fut installée dans un bâtiment situé le long de la Grand-Rue (aujourd’hui avenue Materne) à l’emplacement de l’actuelle place de Wallonie. Les chroniques du temps parlent d’une seule classe pour 150 enfants et des conditions précaires d’existence des religieuses. Une deuxième classe fut ouverte vers 1840.

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